MONT BLANC, MODE ECHEC

Nous voila revenus du massif du Mont Blanc.

Nous sommes partis le vendredi 29 juillet 2011 à 06 heures 30. Mon sac était prêt depuis la veille. Son contenu, dans le désordre : deux bouteilles de gaz, le réchaud, popote pour deux, de la nourriture  pour 3 jours pour deux,  de l’eau, un matériel de chargement solaire, gps, téléphone, camescope, appareil photo, boussole, casque, piolet, chaussures, crampons, paires de gants, cagoule, bonnet, casquette, lunettes cat4, baudrier, deux broches à glace, deux mousquetons, deux dégaines, pelle, sac de couchage, matelas autogonflant, trousse de secours complète, pantalon glacier, guêtres, doudoune, gortex, polaire, sweet technique, paires de chaussette,  crème solaire, baume pour les lèvres, barres énergétiques, PQ, mouchoirs, cordelette… Soit environ 24 kilos….C’est à peu prêt tout… Premier jour, depuis le parking de la Frasse à Contamines Montjoie, nous avons franchi le col du Tricot depuis les chalets de Miage auprès desquels nous avons fait une pause sandwich. Après le col du Tricot, nous avons vainement recherché notre emplacement de bivouac. Le petit torrent existait sur la carte mais pas sur place. Nous avons poursuivi un court moment jusqu’à un bel emplacement qui possédait son petit cours d’eau “stagnante”. Mais avant de terminer le montage de la tente, grosse surprise, 4 taureaux nous fixaient d’un oeil curieux. Nous avons donc rebroussé chemin pour enfin s’installer à proximité  des bois et du glacier (environ 10 minutes de marche). Nous avons passé une assez bonne nuit. Le lendemain, nous avons pris le tramway du Mont Blanc depuis la gare de Bellevue pour rejoindre la gare du Nid d’Aigle et ensuite le refuge de tête Rousse. Nous avons planté la tente sur le glacier. Un mauvais brouillard, du grésil et de la pluie n’ont pas tarder à tomber. La nuit a été franchement fraiche et humide. Le lendemain, nous sommes partis à l’assaut de l’arête du Goûter en traversant le Grand Couloir. Aucune chute mis à part le piolet de Paulo sur quelques mètres. Un alpiniste sympa l’a gentiment récupéré. L’arête, techniquement simple et facile, l’a été beaucoup moins physiquement. Bref, nous sommes arrivés au refuge du Goûter vers 13 heures. Après une bonne omelette et une soupe, nous avons fait une bonne sieste. J’ai déjà mal à la tête du fait de l’altitude, aspirine et ibuprofène tentent de me calmer. Le soir, nous avons très bien mangé, il y avait même du rab. J’ai passé une “nuit” affreuse”, du moins la petite heure durant laquelle j’ai pu trouver le sommeil parmi les ronfleurs. Je me suis réveillé pour boire un peu d’eau et la j’ai senti mon crâne exploser de douleur, la bouche sèche. Je suis malade. Je me dis que ça va passer avant le départ. Rien, je n’ai même pas pu prendre mon petit déjeune, envie de vomir. Je sais déjà que le Mont Blanc ne sera pas pour moi cette année mais j’essaye quand même après une double dose d’aspirine et d’ibuprofène… Je ne suis pas arrivé sur le Dôme du Goûter et à cause de moi, notre cordée à du faire demi tour. La redescende de l’arête n’a apporté aucune difficulté. Sur le Grand Couloir, des chutes de pierre incessantes…. Ce mal de tête s’est envolé bien après le refuge de tête Rousse. Nous avons ré-emprunté le tramway pour rejoindre Saint Gervais puis le car pour les contamines. J’ai ensuite récupéré ma voiture là où nous l’avions laissé après une marche rapide de 25 minutes. Ainsi s’achève la tentative d’ascension du Mont Blanc en cet été, le lundi 1 aôut 2011 à 22H30, heure à laquelle je suis arrivé chez moi….

…..

Laisser une réponse